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Alimentation et cancer suite

La relation entre l’alimentation et le cancer est de nos jours bien expliquée. Nous allons voir dans cet article les principaux facteurs qui favorisent le développement des cancers.

 Comment éviter la synthèse des facteurs de promotion et de progression tumorale?

Le premier point à expliquer dans la relation entre l’alimentation et le cancer est d’élucider les principaux facteurs qui causent les différents types de cancers.

De nombreux facteurs vont favoriser la formation et la propagation des cancers dans l’organisme.Nous allons voir ces principaux facteurs ainsi que les aliments qui permettent de prévenir et corriger cette situation.

Obesite

Elle est un facteur de risque pour l’ensemble des cancers, plus particulièrement pour les cancers de l’oesophage, du pancréas, du colon et du rectum, du sein (chez la femme ménopausée), et du rein. Bien que, l’alimentation ne soit qu’un des facteurs de l’obésité, on sait que l’apport d’aliments à forte densité énergétique va favoriser son développement, et les expérimentations animales ont montré qu’un apport calorique élevé favorisait la croissance tumorale. L’alimentation et le cancer sont bien lié. Dans le cas des cancers hormono-dépendants de la femme (sein, ovaire, endomètre), on sait qu’il existe une aromatase permettant, à partir des stéroïdes du  tissu adipeux, la synthèse d’oestrogènes, facteur de croissance des tumeurs mammaires.

Les  aliments gras sont les plus denses en énergie (les lipides apportent 9kcal/g), et dans les sociétés occidentales ce sont eux qui sont le plus souvent responsables d’un régime hypercalorique. Mais les glucides (4kcal/g), et notamment les glucides simples en  quantité excessive, sans la contrepartie d’une activité physique modérée a intense, peuvent aussi être un facteur d’obesite. A contrario, inclure dans son alimentation des aliments peu denses en énergie (fruits et légumes) évitera ce déséquilibre.

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Syndrome metabolique

Il est caractérisé par la présence d’au moins 3 des caractères suivants : obésité viscérale, hypertension artérielle, altération des paramètres lipidiques (HDL-cholestérol inférieur à la normale et triglycérides supérieurs à la normale) et insulino¬résistance. Ce dernier symptôme est accompagné d’une synthèse accrue d’IGF-1 (facteur de croissance) et d’une altération de sa régulation via ses protéines de liaison (IGF-1 BP). Des taux élevés d’IGF-1 ont été retrouvés dans différents cancers (poumon, prostate), mais pour les cancers hormono-dépendants, une autre caractéristique biologique du syndrome métabolique est une diminution de la protéine de liaison des hormones sexuelles (SHBP) qui résulte en une augmentation de testostérone libre, et de façon moindre d’oestradiol, facteurs de croissance respectivement pour les cancers de la prostate et du sein. La prévention nutritionnelle sera très comparable à celle de l’obésité, avec cependant une attention particulière apportée à la consommation de fibres des céréales et des légumes cuits notamment (elles ont montré leur capacité à diminuer l’insulino-résistance et même à retrouver l’insulino-sensibilité). Les lignanes qui sont des phyto-estrogenes souvent associes aux fibres, présents dans les graines de lin et de sesame, et en plus faible quantité dans de nombreux fruits et légumes) semblent participer à l’effet de réversibilité de l’insulino¬résistance décrit pour les fibres. Enfin, la pratique de l’exercice physique a montré son efficacité (le travail musculaire apparaît comme un régulateur de l’insulino sensibilité).

Inflammation

Les cellules inflammatoires, notamment lors d’un état chronique d’inflammation,

synthétisent des espèces réactives d’oxygène, des facteurs de croissance, des cytokines et  des prostaglandines et leukotriènes. Ainsi un environnement inflammatoire chronique peut  favoriser la prolifération, inhiber l’apoptose et induire l’angiogénèse. Du point de vue nutritionnel, les  acides gras ω3 a longue chaine peuvent avoir un rôle antiinflammatoire.

Ils se trouvent de façon majoritaire dans le poisson et en particulier les

poissons gras. On peut dire que la consommation de poisson réduit de façon probable le risque de cancer colorectal. Certaines études suggèrent qu’il en est de même pour les cancers de la prostate et du sein, mais des études complémentaires sont nécessaires pour l’affirmer. La vitamine D aurait aussi un effet anti-inflammatoire.

On voit clairement maintenant la relation entre l’alimentation et le cancer.

Perturbateurs endocriniens

Ce sont des molécules dont la similarité structurale avec les oestrogènes peut, quand ils sont introduits dans l’organisme, altérer le métabolisme hormonal. Certains, issus des plantes se retrouvent normalement dans l’alimentation ; ce sont les phyto-estrogenes  (isoflavones du soja principalement, lignanes des graines de lin et de sésame et à un niveau moindre dans de nombreux fruits et légumes). Ces phyto-estrogènes métabolisés par la flore colique vont donner naissance à des molécules capables de se fixer sur le récepteur b des oestrogènes. Inclus dans une alimentation équilibrée et diversifiée, ces composés ne présentent pas de risque si l’on respecte un apport de 1mg/kg/j. Cependant, des expérimentations animales ont montré un risque d’effet prolifératif sur des tumeurs transplantées, ce qui a conduit, par précaution, à déconseiller la consommation de produits dérivés du soja aux femmes présentant des antécédents médicaux ou familiaux de cancer du sein. D’autres perturbateurs endocriniens issus de l’environnement (dioxines, PCBs, pesticides organo-chlores, certains métaux comme le cadmium) peuvent se  retrouver dans l’alimentation. Leur effet paraît lié à la dose d’exposition qui fait l’objet de  règlements sanitaires. Le contrôle de ces contaminants échappe largement à l’individu, qui peut cependant, par précaution, rechercher les produits d’une agriculture à peu d’intrants.

Dans l’article suivant on va aborder des recommandations nutritionnelles pratiques pour prévenir la formation et la propagation des cancers.

Buvez ce thé chaque jour et voyez comment votre santé va être améliorée.

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